Sécurité : la métropole veut en finir avec le "Nantes bashing"
Publié : 31 mars 2025 à 11h26 par Elouen ROUCHY
Selon le baromètre de la tranquillité publique, la métropole nantaise craint moins que la moyenne.
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La métropole de Nantes a publié son baromètre de la tranquillité publique et de la sécurité. Il met en perspective les chiffres de la délinquance de la métropole avec ceux des 22 métropoles françaises. Avec un constat : Nantes ne craint pas plus qu'ailleurs. C'est même l'inverse pour certains faits.
Le Nantes bashing ne résiste pas aux chiffres. La métropole a publié un baromètre de la tranquillité publique. Trois classifications ont été établies : les atteintes aux personnes, les atteintes aux biens et les stupéfiants. Il permet de mettre en perspective les chiffres de la délinquance sur son territoire par rapport à ceux des autres métropoles. Contrairement à ce qui est véhiculé depuis plusieurs années, la métropole nantaise ne craint pas plus que les autres. Elle l’est même moins pour les atteintes aux personnes.
"Nantes n'est pas Bogota"
Mais ce n'est pas parce que Nantes ne craint pas autant que ce qui était raconté que la délinquance n'existe pas. Pour Denis Talledec, élu métropolitain délégué à la prévention de la délinquance, "les faits qui se passent à Nantes ne nous satisfont pas. En revanche, selon les chiffres, il fait bon vivre à Nantes comparé aux autres métropoles. Les chiffres sont imparables. Sur les atteintes aux personnes, on est sur la moyenne basse. On a d'autres faits sur lesquels il faut qu'on travaille et qu'on avance, notamment les atteintes aux biens. Mais cela défait une image de la ville de Nantes qui a été parfois instrumentalisé. Oui, Nantes n'est pas Bogota !"
"On a été les premiers surpris"
Nantes dans la moyenne basse des faits de délinquance, qui l'aurait cru ? Pas la Maire des Sorinières Christelle Scuotto. Suite à la publication du baromètre, "on a été les premiers surpris ! Comme nos habitants, à force d'entendre que ça ne va pas, on se dit que ça ne va pas. Mais finalement les chiffres nous permettent d'avoir une réponse. Aujourd'hui, on sait que Nantes ne craint pas plus qu'ailleurs. Oui, il se passe des choses et on doit les régler, mais comme dans toutes les autres métropoles. Il n'y a pas plus de risque de venir faire ses études à Nantes que d'aller les faire à Angers ou à Rennes."
Autre fait surprenant, la moyenne des usages et trafics de stupéfiants est inférieur à Nantes que celle des 22 métropoles de France.