Indre-et-Loire : l'université de Tours prend des mesures contre les violences sexistes et sexuelles

Publié : 25 mars 2025 à 8h49 par Joséphine Point avec AFP

Une vingtaine d'étudiants en médecine devront répondre de faits de bizutage et de violences sexistes et sexuelles devant une commission de discipline.

Etudiants
Crédit : Illustration Envato - DR

Lors d'une soirée d'étudiants en médecine de l'université de Tours en septembre dernier, une banderole sexiste avait été déployée, conduisant notamment l'université à faire un signalement au parquet.

Sur cette banderole, on pouvait voir une femme nue, inconsciente et plongée dans un verre à cocktail, sous laquelle était inscrite une mention explicite au GHB, substance surnommée la "drogue du violeur".

En conséquence, l'université de Tours a dévoilé ce lundi 24 mars un plan d'action de 27 mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Parmi ces mesures : la saisie de la commission disciplinaire pour la vingtaine d'étudiants qui avaient déployé la banderole lors de la soirée. Ces étudiants en médecine appartenaient à une association dissoute le mois dernier.

 

Les soirées suspendues

Un rapport réalisé par l'Inspection générale de l'éducation du sport et de la recherche (IGESR), a "conclu à des faits caractérisés de bizutage, actes humiliants ou dégradants et rapports sexuels non consentis, commis entre octobre 2023 et septembre 2024".

"Les témoignages du rapport sont édifiants et les faits sont pénalement répréhensibles", a déclaré Philippe Roingeard, président de l'université, qui pointe un "phénomène systémique au sein de certaines associations étudiantes" et souhaite porter "une responsabilité collective pour que ces pratiques cessent" et "mettre fin à une omerta".

L'université de Tours a annoncé ce lundi 24 mars la suspension des financements et des conventions d'occupation des locaux pour l'ensemble des associations étudiantes. Elle demande par ailleurs aux différents services concernés de notamment déployer une campagne de sensibilisation à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.